L’exposition « Ce qui s’oublie et ce qui reste » explore la notion de transmission

 

[Africa 2020] Rencontre avec Meriem Berrada du MACAAL (Marrakech) et Isabelle Renard du Musée national de l’histoire de l’immigration (Paris)

Comment les artistes abordent-ils les notions d’héritages, d’influences et de circulations, de frontières et de migrations, de liens entre générations ?

« À rebours des représentations colorées d’une supposée production artistique africaine, l’exposition oscille entre continuités et points de fracture. Elle tord les clichés d’une identité visuelle souvent associée au continent africain. Et loin de construire un ensemble uniforme, les œuvres se révèlent dans toutes leurs spécificités, facettes et complexité. »

Née de la collaboration entre le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL) de Marrakech et le Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris, l’exposition explore la notion de transmission à travers les œuvres de dix-huit artistes du continent africain et de ses diasporas.

Peintures, tissages, sculptures, photographies, vidéos, installations, performances s’attachent « autant aux échanges qu’aux fêlures, à ce qui est partagé qu’à ce qui est omis, effacé, rendu invisible et silencieux. A ce qui s’oublie et à ce qui reste. »

 

Les oeuvres de Emo de Medeiros et de Amina Agueznay

 

Dans ce podcast, je reçois :

– Meriem Berrada, commissaire générale de l’exposition et directrice artistique du Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (Marrakech)

– Isabelle Renard, commissaire associée et cheffe du service des collections et des expositions du Musée national de l’histoire de l’immigration (Paris)

Nous discutons de la conception de cette exposition, des intentions et des réflexions autour des notions de transmission, des oeuvres et des artistes présentés, de la richesse de la création contemporaine africaine et des idées pré-conçues qui persistent à son sujet, du lieu de l’exposition – le Palais de la Porte Dorée, lié à l’histoire coloniale de la France – du travail de chacune des deux commissaires – passionnées et passionnantes ! – et de leur collaboration souvent à distance, de la complexité de tout ce travail en période de pandémie, du défi « Regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain » lancé par N’Goné Fall, commissaire générale de la saison Africa2020, des processus créatifs qui incitent les spectateurs à devenir acteurs, du souhait de « convoquer plusieurs narrations et questionner la narration dominante »… Meriem Berrada et Isabelle Renard nous expliquent aussi quelques oeuvres en détail !

À la fin du podcast, quelques minutes supplémentaires avec Meriem Berrada pour évoquer son parcours et ses activités au sein du MACAAL à Marrakech.

 

Les oeuvres de Amina Agueznay et de M’barek Bouhchichi

 

L’oeuvre de Joël Andrianomearisoa, Palais de la Porte Dorée, Paris

 

L’oeuvre de Joël Andrianomearisoa, Palais de la Porte Dorée, Paris


Meriem Berraba, commissaire générale de l’exposition et directrice artistique du Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (Marrakech) © Hicham Alaoui

 

Isabelle Renard, commissaire associée et cheffe du service des collections et des expositions du Musée national de l’histoire de l’immigration (Paris)

 

Écouter l’interview de Meriem Berrada et Isabelle Renard

 

 

Jusqu’au 29 août 2021

Artistes : Amina Agueznay (Maroc), Ishola Akpo (Bénin), Joel Andrianomearisoa (Madagascar/France), Sammy Baloji (République Démocratique du Congo), Hicham Benohoud (Maroc), M’Barek Bouhchichi (Maroc), Frédéric Bruly-Bouabré (Côte d’Ivoire), Emo de Medeiros (Bénin/France), Badr El Hammami (Maroc), Abdessamad El Montassir (Maroc), Ymane Fakhir (Maroc), Meschac Gaba (Bénin), Hamedine Kane (Mauritanie/ Sénégal), Anuar Khalifi (Maroc), Malik Nejmi (France/ Maroc), Btihal Remli (Maroc/ Allemagne), Zineb Sedira (France/RU/ Algérie), Lerato Shadi (Afrique du Sud/Allemagne)

Le site de l’exposition « Ce qui s’oublie et ce qui reste » avec les portraits des artistes, infos et visites virtuelles

Acheter la revue « Hommes et migrations » consacrée à « Ce qui s’oublie et ce qui reste », 272 pages

Le site du MACAAL, Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden

La page Facebook du MACAAL

 

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