L’appel des coquelicots, pour l’interdiction de tous les pesticides

 

L’Appel des coquelicots : cinq millions de signatures attendues d’ici 2020 pour la suppression totale des pesticides.

 

À l’origine de l’Appel des coquelicots, un groupe de bénévoles sans moyens financiers, composé d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes. Ils ont créé dans l’urgence l’association Nous voulons des coquelicots dont le président est le journaliste Fabrice Nicolino. Celui-ci explique dans Télérama : « Ça fait des décennies que les mêmes, toujours les mêmes, disent qu’il faut du temps, trouver des alternatives, de nouvelles molécules… Il y a trop d’intérêts économiques en jeu, ce sont toujours les mêmes qui parlent.  » Il s’agit donc de lancer un sursaut, car depuis le temps qu’il faut du temps… nous n’avons plus le temps ! 

Alors que la nocivité des pesticides sur la biodiversité, la faune, la flore et la santé humaine n’est plus à démontrer, leur interdiction est régulièrement repoussée pour cause de manque d’alternatives efficaces. Or, si les moyens avaient été mis en place plut tôt, les alternatives auraient déjà remplacé les pesticides nocifs. Novethic rappelait récemment que « la SNCF, premier consommateur de glyphosate en France, ne trouve pas d’alternative efficace », que « le budget désherbage de la SNCF passerait de 30 à 500 millions après l’interdiction du glyphosate prévue en 2021. » et que les désherbants naturels « n’ont pas encore fait leur preuve et ne sont pas homologués ». Mais depuis le temps que l’alarme sonne, comment se fait-il que tout cela ne soit pas encore fait…?!

 

Cette mobilisation citoyenne – 70 000 signatures en quelques heures, dès son lancement – souhaite réveiller les consciences : « Nous lançons ce 12 septembre 2018 un immense Appel qui doit provoquer un soulèvement pacifique de la société française. Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser au moins cinq millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France. Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir tout de suite. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. C’est sur eux et sur toutes celles et ceux qui se sentent concernés que nous comptons. »

Des centaines d’organisations et personnalités publiques soutiennent désormais l’Appel, parmi lesquelles : Yann Arthus-Bertrand, Photographe Fondation Good Planet, Allain Bougrain-Dubourg, Animateur radio-TV Ligue de Protection des Oiseaux, Pierre Déom, La Hulotte, Francis Hallé, Botaniste biologiste, Marc Jolivet, Humoriste, Pascal Legitimus, Comédien, Emilie Loizeau, Chanteuse, Pierre Rabhi, Essayiste, agriculteur, écologiste et poète, Marie-Monique Robin, Réalisatrice…

 

Lire l’Appel des coquelicots et signer la pétition sur le site Nous voulons des coquelicots

Participer par un soutien financier ou en téléchargeant des outils

Lire l’interview de Fabrice Nicolino sur télérama.fr

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